• L'art d'aimer

      

    AIMER c'est :
     
     
      Etre disponible, chaque fois que c'est possible.
      Donner ce que l'on peut, sans attendre un retour.
      Chasser l'indifférence, garder un coeur sensible,
      Quand il faut choisir, le faire avec amour...
      Dire la vérité, lorsqu'on sait qu'on la doit.
      Connaître le prix des larmes, calmer une âme stressée,
      Soutenir ses voisins lorsqu'ils n'ont plus d'emploi !
      Garder un coeur tout neuf, même quand il est usé...

     

     
     
     

    Aimer :

     : c'est un bouton de rose
    Fragile et parfumé,
    Que de toucher on n'ose,
    De peur de l'abîmer.

     

      Une chevelure d'ange
    Dans une robe de velours
    Fragile et sans défense
    Qui a grandi un jour

    Aimer :
     
     
      
     

     

    c'est un parfum de femme,
    Une créature de rêve ,
    Un regard qui enflamme,
                      Une voix qui vous pénètre !    
               
     

      Un besoin de caresses,
    Un monde de douceur,
    Une soif de tendresse
    Que partage l'âme soeur,

     
      Avant que la vieillesse
    Ne soit au rendez-vous
    Montrez votre tendresse
    A chaque instant du jour

    Aimer :
     
     
     
     
    c'est chanter et danser
    Respirer et sentir,
    Enlacer et bercer
    Oublier de maudire

     
      Voir un coucher de soleil
    Entendre le bruit des flots
    Voir planer dans le ciel
    Les oiseaux tout là-haut

     
      Grimper sur la montagne
    Et se rouler dans l'herbe
    Sentir dans nos campagnes
    L'odeur fraîche de la terre

     
    Aimer :
     
     
     
    C'est protéger la vie
    Vivre l'un pour l'autre
    Partager : joies, soucis
    Se battre côte à côte

    (Jean-Claude Brinette)

     


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  •  

    Mars<o:p></o:p>

     

    Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées !
    La neige à flocons lourds s'amoncelle à foison
    Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées
    C'est le dernier effort de la rude saison.

    0f314746

    C'est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ;

    Des frimas cristallins l'étrange floraison
    Brode ses fleurs de givre aux branches constellées ; Là-bas un trait bronzé dessine l'hor
    izon.

    0f314746


    Le vieux chasseur des bois dépose ses raquettes ;
    Plus d'orignaux géants, plus de biches coquettes,
    Plus de course lointaine au lointain Labrador.

    0f314746

    Il s'en consolera, dans la combe voisine,

    En regardant monter sur un feu de résine
    La sève de l'érable en brûlants bouillons d'or.

    <o:p></o:p>

     

    Louis Honoré Fréchette<o:p></o:p>


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  •  

    Mars<o:p></o:p>

     

    Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées !
    La neige à flocons lourds s'amoncelle à foison
    Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées
    C'est le dernier effort de la rude saison.

    0f314746

    C'est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ;

    Des frimas cristallins l'étrange floraison
    Brode ses fleurs de givre aux branches constellées ; Là-bas un trait bronzé dessine l'hor
    izon.

    0f314746


    Le vieux chasseur des bois dépose ses raquettes ;
    Plus d'orignaux géants, plus de biches coquettes,
    Plus de course lointaine au lointain Labrador.

    0f314746

    Il s'en consolera, dans la combe voisine,

    En regardant monter sur un feu de résine
    La sève de l'érable en brûlants bouillons d'or.

    <o:p></o:p>

     

    Louis Honoré Fréchette<o:p></o:p>


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  • L'automne

    Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards !

    Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
    J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
    Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

    Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
    A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
    C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

    Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
    Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
    L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
    Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

    Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
    Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
    Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel ?

    Peut-être l'avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
    Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
    Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

    La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
    A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
    Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
    S'exhale comme un son triste et mélodieux.

    Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)


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  •  

    Chatte blanche, chatte sans taches,
    Je te demande, dans ces vers,
    Quel secret dort dans tes yeux verts,
    Quel sarcasme sous ta moustache.

    <o:p></o:p>


     

    Tu nous lorgnes, pensant tout bas
    Que nos fronts pâles, que nos lèvres
    Déteintes en de folles fièvres,
    Que nos yeux ne valent pas.<o:p></o:p>


    Ton museau que ton nez termine,
    Rose comme un bouton de sein,
    Tes oreilles dont le dessin
    Couronne fièrement ta mine.<o:p></o:p>


     

     

     

    Pourquoi cette sérénité ?
    Aurais-tu la clé des problèmes
    Qui nous font frissonnant et blêmes,
    Passer le printemps et l'été ?

     

     

    Devant la mort qui nous menace,
    Chats et gens, ton flair, plus subtil
    Que notre savoir, te dit-il
    Où va la beauté qui s'efface,<o:p></o:p>


    Où va la pensée, où s'en vont
    Les défuntes splendeurs charnelles ?
    Chatte, détourne tes prunelles ;
    J'y trouve trop de noir au fond.<o:p></o:p>


    (Charles Cros)<o:p></o:p>


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